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Cela fait très longtemps que je ne me suis pas connectée à mon blog… ce n’est pas par manque de temps… ni par manque de motivation ( la liste de mes idées d’article s’allonge… ) mais  j’ai vraiment eu besoin de me recentrer sur moi même avec tous les évènements actuels. 
Les mois de février et de mars ont été assez compliqués… car la première visite de Solenn aux urgences dont j’ai parlé dans mon post précédent a été suivie d’une seconde visite, en raison d’une « ataxie post– infectieuse« .

Cela a été très impressionnant à vivre : imaginez votre bébé qui commençait la veille à faire ses premiers pas, regresser en quelques minutes, au point de ne plus pouvoir se tenir assis, avec des tressautements, la tête qui penche…mais conscient et frustré de ne plus pouvoir faire ce qu’il savait faire jusque là…

Je ne rentrerai pas dans le détail de l’origine de cette ataxie, mais c’est la conséquence d’une infection virale qui a fait une petite boucle chez nous… en passant par moi, puis Solenn et ensuite nos deux chats…

Vous vous imaginez de commencer la periode de lockdown en teletravail avec deux chats ayant la gastro et la litière à côté du bureau, non ? moi si …

Compte à rebours vers le lock down et premiers challenges

Maintenant que vous m’imaginez avec mes deux chats malades en plein teletravail, imaginez aussi que l’épidémie du COVID a réussi ce qu’aucun chef de transformation digitale n’avait réussi avant: Transformer l’entreprise en moins de 10 jours en entreprise « Connectée » et opérationnelle. Ce que je retiens de cette période intense, hormis ce travail acharné, c’est le sentiment d’appartenir à UNE seule équipe au delà des frontières et des cultures de travail différentes. Nous n’avions un job, mais une mission, et ça, ça fait toute la différence 🙂

J’ai une nouvelle équipe depuis quelques mois mais qui est majoritairement située en Allemagne. Devoir réaliser ce challenge nous a soudé et nous nous sommes trouvés:  Dans cette phase de transformation profonde de l’entreprise,même si je sais que je ne serai plus leur manager dans quelques mois encore (puisqu’il va falloir que je prépare la transition vers leur nouveau manager et me concentrer sur mon prochain job) je leur en suis très reconnaissante d’avoir pu vivre ces moments et d’avoir pu apprendre beaucoup de choses. 

Je dois dire qu’avec la fatigue physique et ce trop plein d’émotion, j’ai préféré attendre avant de publier cet article (oui, oui… la première version du brouillon était vraiment plus émotionnelle et là vous n’avez droit qu’à la troisième mouture de l’article… ) 

Au debut du lockdown

Dès que nous sommes entrés en phase de homeworking, mon mari et moi, nous avons du réapprendre à vivre H24 ensemble, à nous partager l’espace pour travailler, à faire toutes nos activités sportives ensemble (ben oui, plus de club de sport ou de sessions de pilates près du bureau, entre filles..), manger ensemble à tous les repas, essayer de structurer les journées autour d’un rythme commun alors qu’auparavant, on ne se synchronisait que sur l’heure du repas du soir…

Lui qui est habitué à me voir parfois en pointillé lorsque j’ai des déplacements de plusieurs jours pour mes projets, et bien là, il m’a eu en stereo toute la journée… 

NB: Il parait que je ris fort, même en visioconférence. il se demande comment font mes collègues pour supporter les décibels dans leur casque 😉 mais je crois qu’il exagère un peu… Je crois juste qu’il avait une autre image de moi que celle que j’ai au bureau 🙂 

Bon, passé les ajustements dans nos plannings et  dans nos régimes alimentaires respectifs (oui, il a fallu faire des compromis au début et j’ai du rayer les legumes à chaque repas….), je dois dire que je suis heureuse du quotidien que nous avons pu organiser durant cette période.

Vers la fin du lockdown ?

 Seul l’avenir nous le dira. Peut être devrons nous y retourner si l’épidémie repart ou peut-être devrons nous vivre différemment. Au delà de la souffrance des personnes touchées et du courage des soignants, notre seule bonne action à faire est de rester chez soi.

Alors certes, cela est contraignant car nous avons a priori le sentiment de perdre notre liberté, mais ces dernières semaines m’ont appris beaucoup de choses: 

  • Recentrage sur l’essentiel:
    • Le confinement prive peut être de la liberté physique d’aller où l’on veut, mais au termes des 6 dernières semaines, nous pouvons tous remarquer à quel point la société de consommation nous aliène.
    • Ces dernieres semaines, notre consommation s’est orientée vers des choses essentielles, moins dans le paraître, plus dans l’être ou les activités en famille. Nous avons pu (enfin) terminer des choses commencées à la maison mais non terminées, relancer des petits projets personnels, loin du rythme effrené du toujours plus, toujours plus vite.
  • Attention au « Zeitfresser »: 
    • J’ai parfois fait quelques erreurs en terme d’occupation durant cette période comme l’installation d’un jeu sur mon smartphone qui m’a phagocyté du temps personnel inutilement.
    • J’ai pu voir l’impact de ce temps perdu sur la qualité de ma relation avec Solenn. Je vous en dirai plus dans un article prochain. 
  • Une autre organisation du travail est possible:
    • Oui, le home office avec des enfants ce n’est pas toujours facile et je suis contente que mes collègues en aient fait l’expérience directement avec leur propre enfant ou indirectement avec les cris de Solenn quand elle n’est pas à la crèche.
    • Oui, on peut organiser son temps différemment quand on fait du télétravail et la qualité de vie peut s’améliorer : Les crèches sont restées ouvertes dans notre canton et j’ai pu mener Solenn  et la rechercher (presque) chaque jour, mais sans perdre de temps dans les embouteillages sur mon trajet habituel vers le bureau:
      • J’ai pu faire des choses qui jusque là m’étaient impossibles: j’ai pris le temps de jouer avec elle entre 18:00 et 19:00, sachant que je peux terminer les points encore ouvert pour le travail après 20h00. 
      • J’ai pu relancer mon programme de sport et me remettre à des sessions de sport individuel, sans mon mari et sans ma fille pour avoir des moments « à moi ».
  • redécouvrir l' »être ensemble »:
    • Oui, même en confinement, la télé ou les écrans ne sont pas une occupation « logique » : nous avons banni la télé avant 19:30 (heure du coucher de Solenn) afin de pouvoir être ENSEMBLE:
    • avec bien sûr: faire des activités ou découvrir des nouvelles choses ensemble
    • Mais aussi parfois s’ennuyer ensemble : Dans notre société où il faut toujours paraître surbooké, ultra-organisé, toujours avec un focus de guerrier, on n’oublie trop souvent une des vertus de l’ennui, qui permet une certaine introspection et de pouvoir faire appel à notre créativité.
    • Ces moments poussent à la réflexion commune dans une famille et permettent la (re)définition de projets communs . 

Dans les prochaines semaines, je partagerai plus en details les types d’activités indoor / outdoor que nous avons fait avec Solenn pour vivre ce confinement au mieux et sans écran. A bientôt. 

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