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Après quelques semaines actives sur ce blog, j’ai eu une période de déconnexion, liée non pas à mon activité professionnelle, mais pour pouvoir vraiment avoir du temps positif en famille avec Solenn et mon mari.
Comme beaucoup de familles avec des enfants, nous sommes dans un cycle très peu vertueux du « j’ai le rhume- je suis guéri- mais voilà je suis généreux/se et je partage » 😉 Vous voyez de quoi je parle ? 😉

Le peu de temps avec de l’énergie… et bien, je l’ai dédié aux activités familiales et j’a délaissé un peu ce blog pour avoir vraiment des temps positifs avec Solenn.

Nous avons donc eu notre lot de refroidissement, jusqu’à ce que Solenn attrape une vraie grippe il y a deux semaines. Après 10 jours de fièvres non stop, perte d’appetit, elle avait repris du poil de la bête et allait à merveille: retour à la crèche, activité avec ses copains là-bas (oui je crois qu’elle a déjà une vie sociale très active là bas… mais comme on dit… ce qui se passe à la crèche, reste à la crèche… oder?)

Après une magnifique journée en famille, Solenn était tout à fait normale, sans fièvre et surtout joyeuse de son activité préférée du moment : les chèvres de la maison de retraite…

Voilà qu’au moment de préparer le dernier biberon du soir avant le coucher, je la mets dans son parc, le temps de faire chauffer l’eau …. et quand je reviens, 2 minutes plus tard, je la trouve en état de convulsions.

A ce moment là, nous ne savons pas ce que c’est. Tous les scenarios nous passent par la tête: mort subite du nourrisson, epilepsie, ingestion de quelque chose qui serait tombé dans son parc… Bref… un moment de panique intense.
Solenn ne respirait presque plus, hocquetait, commençait à devenir bleue, bavait, tremblait des jambes / des bras, avait les yeux révulsés et a eu un coup de chaud à ce moment là.

Inutile de vous dire que dans ces moments là on n’oublie l’essentiel: je ne savais plus quel est le numéro d’urgence en Suisse, je n’avais que le 15 en tête… et le temps d’avoir le diagnostic à distance par le médecin du numéro d’urgence, j’ai cru que mon monde s’écroulait.

Lorsque les tremblements ont cessé, Solenn est entrée dans une seconde phase plus amorphe, où elle geignait. La personne a l’autre bout du fil a pu reconnaître ce cri caractérisque des « Fieberkrämpfe » (oui oui, n’oubliez pas que je dois tout ingurgiter aussi en allemand en live….) et elle a pu nous rassurer., déclancher l’arrivée de l’ambulance pour l’amener à un contrôle aux urgences (ben oui, dans l’affolement nous avons pratiqué une manoeuvre de Heimlich et ils devaient vérifier si nous n’avions pas causé des dommages collatéraux (notamment à cause du risque d’avoir cassé les côtes flottantes… etc) Au final rien de tout ça: Le pédiatre aux urgences nous a expliqué que les convulsions fébriles : « c’est bénin mais très angoissant. »

Ma raison a compris que c’est bénin mais mon coeur et mes tripes depuis dimanche ne retiennent que l’angoisse.
Ma raison a compris le protocole à appliquer en cas de nouvelle crise, mais mon coeur et mes tripes ne retiennent que le regard de Solenn quand elle revenait peu à peu à elle et qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle n’était pas dans son lit.

En voulant expliquer à certaines personnes de mon entourage ce que sont les convulsions fébriles, j’ai été étonnée par le peu de materiel video réaliste sur internet. ce n’est pas du voyeurisme, loin de là, mais je pense que si on avait une illustration de ce que c’est, lorsque cela arrive, on peut comprendre et éviter de faire des choses qui ne sont pas recommandées.

Le médecin nous a conseillé, si cela devait se reproduire, de chronométrer et de filmer la crise. Après avoir discuté avec mon mari, nous avons décidé que si cela devrait se produire (et si nous pensons à filmer) nous partagerons ce film.

En attendant croisons les doigts pour que cela ne se reproduise plus 😉 Nous sommes vraiment reconnaissants envers toutes les personnes qui ont pu nous rassurer et donner les bonnes informations durant cette crise: en commençant par le numéro d’urgence, en passant par les ambulanciers et surtout le personnel des urgences.

Que faire en cas de convulsions ?

Dans le cas d’un bébé, si la convulsion dure moins de 3 minutes:
– Sécuriser le bébé, le mettre en PLS et le laisser finir ses tremblements, ne pas essayer de les arrêter ni de vérifier la langue.
– le déshabiller pour faire baisser la température.
– lui parler, le rassurer jusqu’à ce que le tremblement termine.
– Appeler le numéro d’urgence qui pourrait diagnostiquer si un tour aux urgences est nécessaire.
– pour une crise qui dure plus de 3 minutes, nous avons reçu un médicament à utiliser pour calmer les symptômes en attendant l’arrivée de l’ambulance. (Diazepam desistin en application rectale) Après l’application de cette crème une consultation est de toute façon nécessaire pour vérifier quelques constantes.

J’avais besoin d’écrire et de partager cet épisode.
Cela fait partie de la vie, de ses bas qui nous font aimer les moments de pur bonheur.
A bientôt.

2 Replies to “En mode « Slow Down » pour récupérer… Quand tout bascule…”

  1. Salut,
    Merci de nous partager cette expérience et de nous dire quoi faire en cas de crise. Je ne connaissais pas du tout…
    En tant que parents, c’est très difficile de garder son calme dans des moment pareils. Bravo à vous deux!!!
    Bon rétablissement à la pitchounette !

    1. Bonjour Christian, Merci pour ton retour sur cet article.
      Plus de peur que de mal, mais c’est vrai que ce sont des moments qui restent gravés dans la mémoire et qui ont influencé notre organisation dans les semaines qui ont suivi… Genre babyphone allumé constamment la nuit, etc.
      Mais maintenant, cela va mieux, nous sommes de nouveau plus « détendus » et nous saurons mieux gérer au cas où.

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