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On ne le dira jamais assez: La reprise du travail ne rime pas avec sevrage !
Et le début de la diversification ne peut « combler » tous les besoins et notre bébé a encore des besoins en lait, etc.

Je mentirais si je disais que c’est facile de continuer à allaiter et de couvrir 100% des besoins de son bébé, mais c’est tout à fait possible, même lorsque l’on doit voyager pour le travail.

quelques semaines avant la reprise du travail

Il faut penser à constituer quelques réserves de lait que l’on peut congeler. Cela permettra de pouvoir avoir un plan B si:
– une journée de travail ne vous a pas permis d’exprimer suffisamment de lait
– si une mauvaise manipulation vous a fait perdre une portion (oui, cela arrive et avec les hormones qui jouent avec nos nerfs, je vous promets que cela peut devenir une crise de larme… ;-))

Pour la conservation, j’utilise des pots Philips AVENT ou des sacs de congélation de Medela. On peut y noter toutes les informations : Nom du bébé (oui cela peut aider à la crèche… ) , les quantités et la date d’expression et de congélation

Au bureau

Avant de reprendre le travail, ne surtout pas hésiter à vérifier la législation de votre pays en matière d’allaitement / d’expression du lait maternel.

En Suisse et en fonction de son taux d’occupation, nous pouvons avoir droit jusqu’à 90 Minutes par jour: ce qui est une durée plus que convenable pour exprimer les quantités dont vous aurez besoin pour le lendemain à la crèche.

Ensuite, se rapprocher de son employeur (au niveau de votre responsable ou du service du personnel) pour savoir où vous pourrez vous installer pour exprimer votre lait.

Un indice: 😉 la réponse ne peut pas être « Dans les toilettes… » car comme votre bébé, aucun adulte ne voudrait manger dans les toilettes visitées par ses collègues…

Cela peut être une salle de réunion, une salle de repos, bref un endroit calme où vous pourrez déconnecter du « daily business ».

Dans mon cas, j’utilise la « zen Room » que nous avons pour les cours de yoga et j’y affiche un panneau « ne pas déranger ».

L’équipement

Un conseil : s’équiper d’un tire-lait confortable, double (pour optimiser le temps) et avoir une mini-glacière adaptée aux bouteilles où vous stockez votre lait.

Je me suis équipée de la gamme Medela après avoir fait une tentative avec une pompe Philips Easy Comfort qui certes m’a bien aidé à mettre en place la lactation mais qui n’était plus adaptée à l’expression régulière et confortable de mon lait sur mon lieu de travail.

Ne pas oublier d’avoir avec vous des photos / vidéos et un doudou qui a son odeur… ca aide… 😉

Se mettre dans l’ambiance

Pour se mettre « dans l’ambiance »… je conseillerais de ne pas travailler ses e-mails / projets professionnels les premières fois et de vraiment se concentrer sur cette opération jusqu’à ce que ce soit devenu une routine intégrée dans son propre agenda….

ce n’est qu’une fois qu’on a un bon rythme, que l’on est à l’aise avec ses collègues (oui… pas facile ensuite de se balader avec ses petites bouteilles de lait sur l’open Space au début…) que l’on peut encore optimiser un peu plus son temps, si on le souhaite.

Planifier ses pauses

J’ai eu une chance phénomémale et je ne remercierai jamais assez mon boss, papa de deux enfants et « pro-allaitement », qui a adapté le rythme des pauses de nos journées de réunions (toutes les 3h) pour que je puisse éviter les engorgements. il connaît les problèmes potentiels et je pense qu’il voulait éviter que je vois « rouge » 😉

(oui, oui… il me connaît « énervée » …)

De la même façon, quand j’organise une réunion avec mon équipe, je cale une pause de 25 Minutes où je peux exprimer mon lait et je laisse à mon équipe le temps de checker les emails, les taches de daily business qui ne peuvent pas attendre la fin de la réunion.

En déplacement

C’est en déplacement que l’on peut avoir les premiers problèmes d’engorgement car on ne sait pas toujours où exprimer son lait et comment le conserver au mieux.

Où peut-on exprimer son lait ?

Sur certaines aires d’autoroute sont proposées des salles d’allaitement que l’on peut utiliser. En cas de doute et dans l’optique de préparer votre déplacement n’hésitez pas à contacter l’aire de repos au préalable. Dans certains cas, je me suis même vu proposer leur salle de réunion en cas de besoin.

Sinon, si vous avez la chance d’avoir une nuitée à l’extérieur, la chambre d’hôtel sera le meilleur endroit pour être détendue. Profitez de la nuit pour « relancer » la lactation en faisant une expression en milieu de nuit (si vous avez le courage de mettre le réveil à une heure qui correspond normalement à une tétée de votre enfant..

Comment conserver son lait?

Beaucoup de personnes l’ignore, mais le lait maternel se conserve très bien et il est moins sensible qu’une formule lactée qui doit être consommée sous 2h maximum. Il est stérile et contient tout un panel d’éléments qui le rende « stable ».
Même s’il peut rester à température ambiante quelques heures avant de pouvoir être consommé, il est cependant, plutôt conseillé de le conserver au frais. En fonction de la durée de votre déplacement, il vous faudra peut être même congeler votre lait.

Pour la conservation en température froide, vous pouvez utiliser une glacière avec des pains de glace. Si votre déplacement dure 2 jours, une glacière électrique sera plutôt conseillée pour permettre de maintenir une température froide au niveau de la glacière.

Si pour une raison ou une autre, vous ne pouvez pas brancher de glacière électrique durant votre déplacement (par exemple pour des visites clients) ou si vous avez une durée de déplacement longue (3-4 jours) alors vous pouvez essayer une alternative avec la neige carbonique.Attention celle-ci est à manipuler avec des gants et la box contenant la neige carbonique doit être stockée dans un endroit aéré comme un coffre de toit ou un coffre séparé de l’habitacle (pour de long trajets, ne pas mettre dans votre habitacle: j’ai testé et je me suis retrouvée avec une migraine carabinée)

Que faire si un déplacement a eu un impact sur la lactation?

Il peut arriver qu’un déplacement puisse avoir raison de votre « rendement » (oui, oui, je sais, le terme n’est peut être pas le plus joli mais c’est ma façon d’illustrer ma perception du tirage de lait… c’est certes pratique, mais beaucoup moins magique que la tétée avec notre bébé…bon je m’égare… )

Donc si un déplacement a eu raison de votre niveau de lactation, cela n’est pas la fin de l’allaitement. Il faudra s’armer de patience sur les jours suivants en prenant son bébé au sein dès qu’il montre les premiers signes de faim, voire même les anticiper, surtout pendant la nuit.

En effet ce sont les tétées nocturnes qui favorisent la lactation et ce sont elles qui permettent de relancer la lactation quand on est éloignée de notre bébé pour des raisons professionnelles. En plus après un déplacement, c’est un vrai plaisir de « reprendre contact » avec ma fille durant la nuit.

Les tisanes d’allaitement peuvent aider et lors d’un déplacement en Allemagne, j’ai pu constater que la bière sans alcool est miraculeuse.

Vous trouverez ci dessous quelques liens que j’ai consulté pour pouvoir me faire une idée sur ce sujet. Vos commentaires ou retour d’expérience sont les bienvenus.

https://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/documents/conserver_le_lait_maternel_a_domicile.pdf

https://www.medela.ch/fr/allaitement/experience-de-maman/conserver-et-decongeler-lait-maternel

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